L’ASSOCIATION

LA GENÈSE:

Le Bastion

Le Bastion est né de la volonté de musiciens soucieux de trouver un lieu pour répéter à Besançon intra muros.

Dès la fin des années 70, des musiciens punks squattent spontanément le Bastion Gaulard pour répéter leur musique de manière anarchique. Chaque groupe occupe un local et aucune organisation interne n’est alors mise en place. Des portes sont installées et progressivement les locaux se transforment en lieu de répétition sans aucune isolation phonique ni thermique.

 

Une convention entre la Chambre de Commerce et la ville de Besançon, lui donne la gestion du lieu au début des années 80. Les responsables de la municipalité viennent alors se rendre compte sur place de l’occupation des lieux et demandent aux musiciens de créer une association afin de d’avoir une structure interlocutrice.

Le 26 septembre 84 parait au journal officiel la naissance de l’association loi 1901 Le Bastion. Un Bureau directeur est alors fondé. Son objet est « une aide à la création et à la diffusion des groupes de rock ».

Une convention est alors passée entre la municipalité et l’association, renouvelable tous les dix ans, permettant aux membres d’occuper le lieu sans payer de loyers. L’association reste à l’état embryonnaire durant deux ans. L’équipe est alors composée des trois personnes autour desquelles gravitent quelques personnes.

En 86, des travaux sont entrepris pour développer le Bastion : le Bâtiment est repeint intérieurement, une nouvelle installation est mise en place, les locaux sont isolés phoniquement et thermiquement, une issue de secours est créée, les portes renforcées et des sanitaires sont installés. L’association organise également quelques concerts et s’occupe de la fête de la musique en partenariat avec la Ville de Besançon.

Rapidement, ces premières collaborations font naître au sein du Bastion des prétentions professionnelles. Les demandes de subventions sont de plus en plus importantes afin de pouvoir s’approcher de conditions professionnelles de fonctionnement. L’organisation même de ces événementiels se structure sur le modèle des professionnels avec, par exemple, une division des tâches de plus en plus affirmée. Ainsi, dès 1989, une première volonté de professionnalisation se dessine, l’association fonctionne en totale autonomie financière et le Bastion salarie son premier employé en 1989.

En 92, suite à l’échec du projet d’exploitation d’une salle de concert au rez-de-chaussée, les membres du Bureau changent et l’association se focalise sur la gestion des locaux de répétition.

Dès, 95, un nouvel esprit dynamique se met en place au sein de l’association : dans ses relations internes mais également dans les relations externes qu’entretient l’association avec les partenaires et institutionnels. La création de locaux tournants permet à des musiciens plus jeunes d’intégrer la structure qui devient la vitrine du Bastion vers l’extérieur. Ils permettent l’augmentation rapide du nombre de groupes qui passe de quarante à soixante et une synchronisation du rythme des groupes sur celui de l’administration pour une meilleure gestion interne.

Grâce aux options de développement et de structuration prises en 1996 et sous l’impulsion d’une nouvelle équipe dès 99, le Bastion se développe à nouveau et occupe une place importante dans le champ des acteurs locaux. Il devient par exemple Centre Info Rock de 2002 à 2005.

En 2004, le Bastion est entièrement rénové intra muros sous l’impulsion de la Mairie de Besançon et l’association lance des formations en Musique Assistée par Ordinateur.

Le Bastion comprend aujourd’hui 6 salariés : un coordinateur/chargé de projets, un administrateur, un chargé de communication, un webmaster/administrateur réseau et deux chargés d’accueil pour une charge de travail de 154 h par semaine. L’association est dirigée par un Conseil d’Administration composé de 13 personnes.

L’association comprend plus de 650 adhérents (musiciens et membres actifs) et plus de 230 groupes différents représentant tout les styles musicaux. Elle comprend 12 locaux de répétitions pour une amplitude d’ouverte hebdomadaire de 66 heures par semaine et plus de 16000 heures de répétition annuelles.